Levons l’Omerta

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Médiapart et France Inter ont publié ce lundi 9 mai les témoignages de huit femmes rapportant avoir été victimes d’actes d’agression et de harcèlement sexuels de la part de Denis BAUPIN, Vice-président de l’Assemblée Nationale, député de la 10e circonscription de Paris et cadre historique d’Europe Écologie-Les Verts (EELV). Le 10 mai en milieu de journée, Denis BAUPIN annonçait sa démission de la Vice-présidence de l’Assemblée nationale.

Nous, Jeunes Démocrates, sommes indigné-e-s des révélations portant sur les faits attribués à Denis BAUPIN et par le silence complice d’une partie de la direction des Verts. En se taisant, ces personnalités politiques ont contribué à faire perdurer ces comportements.

Dans l’entre-soi propre aux professionnels de la politique, ce silence conduit à la normalisation de pratiques illégales, irrespectueuses des femmes et indignes des citoyens dans leur ensemble. Il est de la responsabilité de chaque parti politique et de chaque institution publique de dénoncer et de condamner les violences sexuelles, qu’il s’agisse de harcèlement ou d’agression.

La condamnation ne suffit pas. Sensibles à l’appel du collectif « Levons l’Omerta », dont la pétition en ligne recueille déjà plus de 12.000 soutiens, nous, Jeunes Démocrates, avons décidé de nous engager en tant que mouvement politique jeune, à lutter contre le harcèlement et les violences sexuelles.

Dans le cadre de notre charte éthique, au nom du principe d’exemplarité et de notre volonté de moralisation de la vie politique, nous soutenons la proposition d’exclure de notre mouvement toute personne avérée coupable de violences sexuelles, y compris de harcèlement.

Il incombe à la jeunesse de s’engager pour rompre avec les pratiques indignes et patriarcales que nous condamnons. Aussi, nous invitons les autres organisations, notamment jeunes, à rejoindre notre engagement contre le harcèlement et les violences sexuelles.

Publié le 11 mai 2016

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