Interview d’Eléonore Leprettre, candidate de la 6e circonscription des Bouches-du-Rhône


Eléonore Leprettre, 26 ans, Jeune Démocrate et candidate de la 6ème circonscription des Bouches-du-Rhône (9e et 10e arrondissements).

 

Salut Eléonore,

Tu es donc candidate MoDem/En Marche sur la 6e circonscription des Bouches-du-Rhône pour la majorité présidentielle.

Quel est ton parcours personnel/professionnel ?

J’ai vingt six ans, j’habite à Marseille et suis diplômée d’un master de communication à la Sorbonne. Je suis entrée dans la vie active il y a quatre ans, en tant que « Cheffe de projet digital ». J’ai travaillé dans le milieu des start-up et de la frenchtech, qui m’a séduit par sa souplesse, son dynamisme et l’environnement favorable qu’il offre à l’innovation et à la création.

Quel est ton engagement politique actuel ? Depuis combien de temps es-tu MoDem ?

Je suis engagée aux Jeunes Démocrates et au MoDem depuis 2015, j’ai d’ailleurs coordonné la communication de la campagne départementale des Bouches du Rhône de 2015. La percée du Front national en 2002 m’a fait l’effet d’un électrochoc, qui m’a conduite à m’impliquer. Je souhaitais voir émerger une alternative crédible aux partis traditionnels et aux extrêmes, ce que le MoDem et François Bayrou ont porté pendant 10 ans et qu’Emmanuel Macron et le mouvement En Marche sont parvenus à installer, je l’espère, durablement.

Quels sont les sujets qui t’ont amené vers la politique ?

Mes valeurs sont résolument humanistes. J’attache une importance fondamentale à l’égalité des chances et à la justice sociale. Elles sont européennes, c’est l’une des raisons principales qui m’ont fait adhérer au projet d’Emmanuel Macron. Mon parcours professionnel a aussi ancré en moi une sensibilité accrue aux sujets du numérique et de l’entreprenariat.

J’attache une importance fondamentale à l’égalité des chances et à la justice sociale.

Le MoDem se définit avant tout comme un parti Humaniste, Pragmatique et Européen. Comment comptes-tu défendre ces valeurs, partagées pour la plupart avec En Marche !, si tu es élue ?

Je compte défendre ces valeurs, qui sont profondément les miennes, en soutenant les lois qui me paraîtront aller dans l’intérêt de la France, pensée non pas comme une entité isolée, mais comme l’un des membres fondateurs d’un projet qui nous dépasse : l’Union européenne. Le pragmatisme est également une valeur essentielle, à mes yeux, dans le cadre d’un mandat représentatif. On reproche à certains élus d’être « déconnectés » des réalités du quotidien et de leurs territoires. Je ne tomberai pas dans ce travers.

C’est pour rester en phase avec cette réalité que j’ai souhaité, lors de mon élection en tant que Conseillère régionale Provence-Alpes-Côte d’Azur, conserver mon activité professionnelle.

C’est aussi pour cette raison que je souhaite, si je suis élue députée, partager mon temps entre Paris et ma circonscription où je mènerai des consultations régulières auprès des acteurs du territoire pour co-construire, avec les citoyens, les politiques nationales.

Quels sujets aimerais-tu particulièrement défendre, pour ta circonscription, si tu es élue ?

Cela fait maintenant plusieurs semaines que j’échange avec les habitants de ma circonscription, qui s’étend du 9e arrondissement de Marseille au sud du 10e arrondissement. La sécurité, ou plutôt l’insécurité vécue par les habitants, est un enjeu qui revient dans la majorité de nos échanges. Ma responsabilité, sur ce sujet, est d’encourager la réforme d’Emmanuel Macron qui prévoit la mise en place d’une police de proximité, dotée de pouvoirs renforcés et d’une capacité d’action immédiate sur les petits délits du quotidien. Elle est aussi de veiller au bon déploiement des moyens de police sur les territoires qui en ont le plus besoin.

La sécurité, ou plutôt l’insécurité vécue par les habitants, est un enjeu qui revient dans la majorité de nos échanges.

Autre sujet local qui me semble important : la préservation de l’environnement et l’implication des habitants dans la gestion des espaces naturels. Nous avons la chance, dans la 6e circonscription, de vivre à côté du Parc national des Calanques, classé « espace naturel protégé ». Les habitants de ma circonscription se sentent exclus de la gouvernance de ce parc et plus généralement de la gestion des espaces verts de notre territoire. L’avenir de plusieurs parcs fait ainsi l’objet d’une lutte entre les habitants et la municipalité sans qu’un réel dialogue ne soit instauré. Il faut y remédier.

Quels sujets aimerais-tu particulièrement défendre, pour la France, si tu es élue ?

La première réforme qui me tient à cœur est celle menée par le nouveau Garde des Sceaux, François Bayrou. La réforme de la moralisation, qui vise à rétablir la confiance entre les citoyens et leurs représentants, est indispensable. Je suis témoin, sur mon territoire, de pratiques solidement ancrées et qui ne sont pas tolérables en démocratie.

L’utilisation de l’argent public par certains élus à des fins clientélistes, pour asseoir leur domination sur un territoire, a contribué à l’émergence de véritables « baronnies ».

L’absentéisme et le cumul des mandats doivent aussi être combattus. La loi sur le non-cumul a apporté un réel progrès en la matière, mais nous devons aller plus loin. A titre personnel, j’ai pris l’engagement, si je suis élue, de renoncer à mon mandat de conseillère régionale pour me consacrer pleinement à celui de députée.

Quels sujets aimerais-tu particulièrement défendre, pour la jeunesse en particulier, si tu es élue ?

Pour la jeunesse, dans laquelle je m’inclue, je souhaite en particulier défendre deux sujets intimement liés : l’emploi et l’éducation. Il me paraît indispensable dans un premier temps, d’adapter les moyens éducatifs aux territoires qui cumulent le plus de difficultés. Ainsi, je soutiens pleinement la proposition d’Emmanuel Macron de diviser par deux le nombre d’enfants dans les classes de CP et de CE1, en zone prioritaire. Mesure que nous pourrions étendre à tout le territoire, car cette période est celle des apprentissages fondamentaux, cruciale pour la suite de la scolarité et déterminante pour l’avenir des enfants.

Pour la jeunesse, dans laquelle je m’inclue, je souhaite en particulier défendre deux sujets intimement liés : l’emploi et l’éducation.

Autre des mes priorités, au croisement de la formation et de l’emploi : mettre davantage en regard les formations proposées dans l’enseignement supérieur avec les professions auxquelles elles préparent. Aujourd’hui, un grand nombre de diplômés, de l’université notamment, ressentent un décalage important entre ce qui leur a été enseigné et la réalité du milieu professionnel dans lequel ils arrivent. Du côté des employeurs aussi, la tendance est à préférer les formations professionnalisantes (alternances, BTS…). Il faut repenser l’enseignement supérieur autour d’une coopération accrue entre responsables de formations et représentants des différentes filières. Je souhaite aussi donner plus de souplesse à la formation, afin de favoriser l’émergence de formations adaptées aux nouveaux métiers – notamment ceux liés à la révolution numérique – et permettre l’évolution de cursus en perte de vitesse.

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Son compte YouTube (sur lequel Eléonore a publié une vidéo sur son engagement pour l’égalité femmes/hommes)