La vaccination, garante de la santé publique


La vaccination obligatoire pour 11 pathologies est une décision salutaire pour les patients et une nécessaire pédagogie pour les parents.

Cet été, une jeune fille est décédée de la rougeole à 16 ans. Situation dramatique pour les parents comme pour les soignants, d’autant plus rageante qu’il existe aujourd’hui en France une prophylaxie efficace, gratuite et accessible : la vaccination. Derrière des noms barbares tel que Boostrix©, Infanrix©, Repevax©… se cachent des vaccins à l’efficacité démontrée où la balance bénéfice/risque pesée par la recherche avant chaque mise sur le marché, est largement favorable.

Couverture vaccinale à 2 ans dose 1 : 90 %, Dose 2 : 75 % chez vaccinés , 50 % chez non vaccinés (11-13 ans) Lévy-Bruhl, Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 1997.

Au-delà de l’efficacité de chaque produit sur chaque patient, le bilan net pour la société est indéniablement positif. Grâce à de grandes campagnes de vaccination, en France ce fléau est un lointain souvenir. Le graphique (ci-dessus) souligne d’ailleurs les effets de seuil qui rendent essentiel l’immunisation de groupe et donc une couverture la plus large possible.

 

Aujourd’hui, pour éradiquer tout cas de maladies sur notre territoire, la couverture vaccinale est insuffisante, notamment en raison d’une méfiance accrue des individus vis-à-vis de ce produit de santé. Face aux interrogations légitimes des parents, les pouvoirs publics et les soignants ont un devoir de pédagogie.

 

Dans ce cadre, les Jeunes Démocrates soutiennent la décision de la ministre de la santé Agnés Buzyn de rendre obligatoire la vaccination permettant d’immuniser contre 11 pathologies potentiellement mortelles. Cette décision permettra d’éradiquer ces maladies et de protéger les individus ne pouvant pas se vacciner en raison de leur état de santé (immunodéprimé et/ou immuno-allergique).