La Corse dans une République diverse et indivisible


Les Jeunes démocrates demandent une plus grande autonomie des régions, dans le respect du principe d’égalité entre les territoires

Les françaises et français résidant en Corse ont voté ce dimanche pour construire leurs nouvelles instances régionales. Les électrices et électeurs ont largement soutenu les “nationalistes” sortants (Pè a Corsica), malgré un nouveau record du taux d’abstention. L’occasion pour les Jeunes démocrates de réaffirmer plusieurs principes fondamentaux, qui répondent aux questions soulevées par ce scrutin et s’appliquent à toutes les régions françaises.

Egalité devant l’impôt

Les françaises et français résidant en Corse bénéficient de nombreux avantages fiscaux, dont certains ne sont pas ou sont mal justifiés. Nous proposons que ces avantages soient progressivement supprimés, au nom du principe d’égalité entre les territoires.

Parmi ces exceptions, représentant un important manque à gagner pour l’Etat français chaque année figurent :

  • Ni TVA ni taxe de circulation sur le vin produit et vendu en Corse (50 millions)
  • De nombreux allégements avantageux pour les entreprises Corses (30 millions)
  • Taxe réduite sur le tabac (27 millions)

Autonomie des régions

La liste Pè a Corsica demande un statut particulier pour la Corse, lui attribuant une large autonomie dans de nombreux domaines. Soulignons que la nouvelle collectivité régionale qui verra le jour le 1er janvier prochain est d’emblée dotée de nombreux pouvoirs. Cette revendication se heurte à plusieurs principes inscrits dans la Constitution, et notamment celui de l’égalité entre les territoires.

Les Jeunes démocrates sont favorables à une plus grande décentralisationL’attribution de nouvelles compétences aux régions comme aux métropoles dans le cadre des lois NOTRe et MAPTAM doit s’accompagner de ressources adaptées à leur mise en oeuvre. Nous sommes ainsi favorables à la délégation et la gestion de certaines taxes aux régions ainsi qu’à d’autres échelons territoriaux.

Pour approfondir le mouvement impulsé par les derniers volets de la Réforme territoriale, il semble particulièrement pertinent de renforcer la compétence des régions en matière d’emploi. Celles-si sont déjà pleinement en charge de la formation professionnelle et de la coordination d’un certain nombre d’acteurs de l’emploi (MIE, PLIE, maisons de l’emploi…). La régionalisation de pôle emploi, proposée une première fois en 2015, permettrait notamment d’éviter les doublons et ainsi d’améliorer l’efficacité des politiques de l’emploi au niveau local.

Reconnaissance des langues régionales

L’une des grandes attentes exprimées par les représentants de l’île concerne la reconnaissance officielle de la langue corse.

“Plus on a accès à la diversité de la culture et plus on comprend la culture. La diversité unit au lieu de séparer. Le centralisme n’est pas la vérité d’une nation” François Bayrou

Parce que les langues régionales contribuent à la richesse et à la diversité culturelle de notre pays, les Jeunes démocrates demandent depuis plusieurs années que la France ratifie la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, pour que ce patrimoine essentiel continue de vivre et de se développer. Cette reconnaissance formelle doit s’accompagner de moyens supplémentaires, alloués notamment aux écoles, pour que cet héritage culturel continue à se transmettre à travers les générations.